Votre chien boude sa gamelle et vous vous demandez que faire si mon chien refuse de manger du BARF ? Ce refus peut inquiéter, alors même que vous souhaitez offrir à votre compagnon une alimentation plus naturelle et saine.
Pour aider votre chien à accepter cette nouvelle alimentation, commencez par une transition progressive, en mélangeant peu à peu le BARF à son alimentation actuelle pour habituer son système digestif et son palais. Vérifiez que les menus proposés sont adaptés à ses besoins et à ses sensibilités digestives, et n’hésitez pas à varier les types de viandes ou à légèrement tiédir la ration pour stimuler l’appétit. Parfois, il s’agit simplement d’un souci d’adaptation ou d’une préférence individuelle à identifier avec patience. Restez toujours à l’écoute de votre chien et consultez un vétérinaire spécialisé si le refus persiste ou s’accompagne de signes inquiétants.
Dans la suite de cet article, nous verrons en détail les causes du refus de manger du BARF, des solutions concrètes et des conseils pratiques pour instaurer une transition réussie et épanouissante.
Comprendre pourquoi un chien refuse de manger du BARF
Avant de s’inquiéter, il est essentiel d’identifier l’origine du refus de manger du BARF. Chaque chien est unique, et plusieurs facteurs peuvent influencer sa réaction face à une alimentation crue.
Chez certains, le changement de texture, d’odeur ou de température peut surprendre. Les chiens habitués à une alimentation industrielle sont parfois perturbés par la nouveauté du régime BARF. D’autres raisons telles que des malaise digestifs, des préférences gustatives ou même une anxiété liée au changement d’environnement alimentaire peuvent également entrer en compte (Anitra C. Carr, “Nutritional Modulation of the Immune Response”, 2022).
Par ailleurs, certains chiens présentent une sensibilité ou une intolérance à certains types de viandes crus, qui peut entraîner un rejet instinctif. Il est donc fondamental de prendre le temps d’observer le comportement de son compagnon et de s’assurer qu’aucun problème de santé n’est sous-jacent avant d’agir.
Les causes fréquentes de refus du BARF
- Changement trop brutal d’alimentation
- Préférence pour la texture ou l’odeur de l’ancien aliment
- Problèmes digestifs légers à graves
- Manque d’appétit passager ou stress
- Douleurs dentaires ou buccales
Identifier l’une ou plusieurs de ces causes permet d’adapter les solutions de manière ciblée et respectueuse du bien-être de l’animal (Dr. Ian Billinghurst, “Give Your Dog a Bone”, 1993).
Solutions concrètes pour aider son chien à accepter le BARF
Procéder à une transition alimentaire progressive
Le secret d’une transition BARF réussie réside dans la patience. Pour éviter les troubles digestifs et limiter les refus, commencez par mélanger de petites quantités de BARF à l’alimentation habituelle de votre chien. Augmentez graduellement la proportion de rations crues sur une à deux semaines, tout en observant l’appétit et le transit de votre compagnon (Dodds, W. J., & Laverdure, D. R. “Canine Nutrigenomics”, 2014).
Si votre chien manifeste des troubles digestifs (selles molles, ballonnements, vomissements), réduisez le rythme de la transition et ajustez la composition du menu en privilégiant, par exemple, les viandes blanches plus digestes.
Certains chiens préfèrent certaines protéines ou textures. Si le refus persiste sur une viande, n’hésitez pas à proposer d’autres options : poulet, dinde, agneau, bœuf, voire poisson. Vous pouvez également alterner os charnus crus et morceaux désossés, ou varier le broyat pour une consistance différente.
De plus, pour les chiens sensibles ou réticents, tiédir légèrement la viande (jamais trop chaude, pour des raisons sanitaires) peut aider à rehausser les arômes et faciliter l’acceptation. Ce petit ajustement, validé par de nombreux vétérinaires nutritionnistes, peut faire toute la différence, surtout durant la première phase de changement.
Créer un cadre positif autour du repas
L’environnement du repas joue aussi un rôle déterminant. Assurez-vous que votre chien mange dans un endroit calme, sans sources de stress ou compétition alimentaire. Évitez de récompenser son refus en remplaçant le BARF par une friandise : cela renforcerait le comportement de bouderie alimentaire.
Si besoin, proposez la gamelle de rations BARF durant 15 à 20 minutes, puis retirez-la. Cette méthode encourage naturellement l’animal à consommer lorsqu’il a faim, sans créer de frustration ni de conflit.
Gérer les cas particuliers et les refus persistants
Quand le refus du BARF s’installe sur plusieurs jours, mieux vaut consulter un vétérinaire spécialisé. Des problèmes de santé (pathologies dentaires, troubles métaboliques, douleurs gastro-intestinales…) peuvent se cacher derrière une perte d’appétit soudaine. Un bilan de santé rapide sécurise la transition et rassure sur le bon état général de l’animal (WSAVA Global Nutrition Committee Guidelines, 2019).
L’accompagnement d’un vétérinaire nutritionniste est également conseillé pour les chiens seniors, convalescents ou présentant des besoins particuliers, afin de garantir l’équilibre du régime BARF adapté à leurs spécificités.
| Cause possible | Action recommandée | Justification |
|---|---|---|
| Changement brutal | Transition progressive sur 7-14 jours | Permet une adaptation digestive et comportementale |
| Méfiance gustative | Essayer différentes viandes/textures, tiédir les rations | Augmente l’attrait olfactif et gustatif |
| Stress/environnement | Repas au calme, rituel stable, retrait si refus | Réduit les facteurs anxiogènes |
| Troubles digestifs | Revoir composition, ralentir la transition | Limite les inconforts intestinaux |
| Douleurs ou maladie | Consultation vétérinaire rapide | Écarte toute cause médicale sous-jacente |
Conseils pratiques pour une transition BARF réussie
Organiser le changement alimentaire étape par étape
Il est préférable d’agir étape par étape pour accompagner son chien dans ce changement majeur. Élaborez un plan de transition alimentaire précis, en gardant en tête que chaque chien progresse à son propre rythme.
- Commencez par de petites quantités (environ 10% du BARF par repas)
- Augmentez la dose tous les 2 à 3 jours selon la tolérance de l’animal
- Variez les types de protéines animales dès les premiers essais pour trouver celles qu’il préfère
- Notez ses réactions, son appétit, l’aspect de ses selles et son comportement global
- Ne forcez jamais : l’objectif est l’accompagnement, pas l’affrontement
L’observation attentive est la clé. En restant à l’écoute de ses signaux corporels et émotionnels, vous pourrez ajuster au mieux son régime BARF et garantir une acceptation saine et durable de cette nouvelle alimentation.
Quand faut-il consulter un professionnel ?
Si malgré tout votre chien persiste à refuser le BARF ou présente des signes inquiétants (perte de poids, vomissements, abattement), la consultation d’un vétérinaire est indispensable. Lui seul pourra écarter un problème médical ou réorienter l’alimentation si le régime BARF ne semble pas convenir à votre animal.
Le passage à une alimentation crue est une démarche positive, mais qui doit respecter la physiologie et le rythme de chaque chien. Avec bienveillance, écoute et l’appui de professionnels, la transition peut devenir une véritable réussite, au bénéfice de la santé et du bien-être de votre compagnon.
Sources utilisées
- Source interne : littérature vétérinaire / nutrition canine
- Anitra C. Carr, “Nutritional Modulation of the Immune Response”, Nutrients, 2022
- Dr. Ian Billinghurst, “Give Your Dog a Bone”, 1993
- Dodds, W. J., & Laverdure, D. R., “Canine Nutrigenomics: The New Science of Feeding Your Dog for Optimum Health”, 2014
- WSAVA Global Nutrition Committee Guidelines, 2019 (https://wsava.org/global-guidelines/global-nutrition-guidelines/)
- Source interne : conseils issus des fichiers fournis (non publiés, réservés à biennourrirsonchien.com)






